Exposition involontaire de la cigarette électronique : est-ce nocif pour notre entourage ?

Publié le : 19 juillet 20214 mins de lecture

Le marché des e-liquides est en plein essor et soulève de nouvelles problématiques concernant la santé publique. Le gain de popularité n’a pas entraîné l’établissement de réglementation spécifique et la commercialisation de la nicotine liquide n’est pas régulée de la même façon que la nicotine traditionnelle. La nocivité à l’exposition de la cigarette électronique reste notamment au centre des débats scientifiques car cet inhalateur soumet de nombreuses personnes à un tabagisme passif via une vapeur aux compositions diverses.

Une pollution de l’air non anodine

Si la fumée des cigarettes électroniques est considérée comme moins nocive par rapport à celle du tabac, elle renferme toujours des composés qui ne sont pas anodins. En effet, les vapeurs des e-cigarettes ne sont pas dépourvues de toxines, et l’utilisation de ces accessoires peut alors contribuer à augmenter la quantité de particules fines présentes dans l’air. Pour les e-liquides contenant de la nicotine, cette substance est également impliquée dans le rejet en créant ainsi un vapotage passif pour les individus aux alentours, et dont les effets sont similaires à la cigarette classique. Par ailleurs, le taux de molécules toxiques relâché à travers la fumée des inhalateurs électroniques engendre la mort cellulaire ainsi que des mutations au niveau de l’ADN indépendamment de la présence de nicotine.

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Inhalation et contact cutané : des effets à long terme incertains

La nocivité à l’exposition de la cigarette électronique est principalement causée par la nicotine et le propylène glycol. Les appareils de vapotage modernes délivrent plus efficacement la nicotine et émettent une plus faible quantité dans l’air. En revanche, les dispositifs produisent des concentrations significatives de molécules toxiques en chauffant les e-liquides à haute température (aldéhydes, formaldéhydes, carbonyles, etc.). De plus, les conséquences de l’inhalation à forte dose du propylène glycol à long terme chez les individus sensibles (asthmatiques, nourrissons, etc.) sont également inconnues.

Il faut aussi noter que ces molécules sont susceptibles de se déposer et s’accumuler sur le sol.  Les personnes en contact avec cette surface comme les enfants s’exposent donc à un plus grand risque d’intoxication.

Des impacts théoriques réalistes

D’après les experts, le tabagisme passif issu de la cigarette électronique est un phénomène trop récent pour que les risques liés au vapotage soient évalués précisément. De ce fait, les menaces sanitaires demeurent encore hypothétiques suite au manque de données, en ajoutant que les cas d’intoxications sévères pour les fumeurs et leur entourage ont été rarement signalés. Les e-liquides contenant de la nicotine requièrent tout de même la mise en place d’une réglementation stricte, car le vapotage à côté de femmes enceintes peut amplifier la probabilité de malformations fœtales.

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